Parcours

 

C’est en 2012, suite à des études d’arts plastiques puis de sociologie, de nombreux voyages et divers emplois ou actions bénévoles, que j’ai entamé une pratique régulière du théâtre et du clown.

Je me suis d’abord formée principalement auprès d’ARClown et Vincent Rouche (la Compagnie du Moment) avant de me tourner vers la pédagogie d’Eric Blouet. L’approche du bouffon et de l’heyoka influence largement mon travail et je porte également un intérêt très fort pour le butô et toutes formes de danse intuitive. 

En parallèle, je découvrais les richesses de l’introspection par la méditation, le reiki et le chamanisme (autant de termes galvaudés et limitants qui expriment fondamentalement la même chose). C’est ainsi tout naturellement que ces deux pratiques, corporelles/vocales et spirituelles, trouvèrent leur complémentarité et m’accompagnent à présent dans l’exploration d’une conscience corporelle et vibratoire, la recherche aussi d’une expression libre qui soit la plus juste et authentique possible. Expression de ces êtres multiples que nous sommes dans un monde animé, subtil et sans limite. Expression également du plus grand que soi, que nous ne mesurons pas et qui nous traverse. Ainsi je fréquente l’univers du clown davantage dans une dynamique artistique de déploiement de soi que dans une visée purement technique, faisant le choix d’axer sur l’ouverture de coeur plutôt que la recherche d’un résultat final. C’est ainsi que, pour sortir de nombreux codes, attentes et a priori liés au clown, j’ai cherché un nouveau terme : le « klǔn » (plus d’info à ce propos ici). Le nez rouge n’est alors plus une nécessité.

Depuis la formation que je suivis en 2015 auprès d’ARClown pour initier des groupes d’adultes à la pratique du clown (en spécialisation « thérapie par le clown »), et plus précisément du klǔn, j’accompagne des groupes dans cette dynamique d’engagement et de réappropriation de soi. Dans une approche personnelle et nourrie des outils d’Eric Blouet, j‘interviens dans plusieurs régions de France mais aussi à l’étranger (Suisse, Vietnam…) (plus d’infos à ce propos ici

Je suis aussi fortement inspirée par les travaux d’Alejandro Jodorowsky, autant par ce qu’il appelle le « théâtre panique » et les « actes poétique, théâtral, onirique et psychomagique » que par les constellations familiales et systémiques, que je découvrais tout spécialement auprès d’Eric Laudière. C’est particulièrement au travers de ces pratiques que j’aborde le jeu au plateau.

Au fur et à mesure des créations collectivesscènes ouvertes et déambulations dans lesquelles j’eus l’occasion de participer, s’est aussi vu grandir un véritable enthousiasme pour l’improvisation et la  spontanéité comme mode de jeu, sincèrement nourrit du présent et de l’interaction avec l’environnement, les êtres  rencontrés. C’est ainsi que je poursuis mes expérimentations, en résidences mais aussi et surtout en rue, ce que j’appelle « Jeu Nomade » (plus d’info à ce propos ici), seule ou à plusieurs, sur quelques heures ou sur plusieurs jours d’affilés. C’est en 2021 que j’ai commencé à initier des volontaires à ce mode de jeu (plus d’infos à ce propos ici).

C’est à partir de cette recherche d’un état d’être élargi, et nourrie de mes expériences dans l’animation, que je propose à présent des interventions clown dans divers établissements (scolaires, culturels, médicaux…) ou à domicile. Mon souhait étant d’encourager les personnes à renouer avec leur insouciance, leur imaginaire, leurs désirs, et les inspirer à entretenir un lien joyeux et respectueux avec le monde qui les entoure. Faire du tout-terrain et propager des graines d’espoir. Dans la même intention, j’organise des ateliers hebdomadaires et mensuels pour enfants et adolescent.es, notamment en centre social.

J’envisage la transition (énergétique, écologique, économique, humaine…) comme une traversée collective positive dans laquelle nous sommes tous.tes invité.es à jouer notre part, de façon nouvelle et créative, à notre échelle et avec nos originalités. Dans ce sens, les artistes ont beaucoup à apporter, et c’est au service du réveil des consciences et de la réanimation du monde que depuis l’enfance je désire oeuvrer.

Ce rapport au monde et à l’avenir est l’axe principal du « Brâme », collectif d’artistes créé en 2020, et dont je suis l’initiatrice. Sa raison d’être : unir par le Jeu Nomade des êtres dont l’élan principal est de s’engager poétiquement dans l’espace public, de manière absolument improvisée, et rayonner un état d’être au monde, inspirer un état de liberté pure, en totale relation au présent… Son enjeu : former localement des familles de Brâme, créer un réseau de joueurs-joueuses dans différentes régions de France

Je vis actuellement à Vaour, dans le Tarn.